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    TRADUCTION PUBLIEE

 

IVAN VIRIPAEV

Conférence Iranienne

traduction Tania Moguilevskaia, Gilles Morel



Extrait du texte



Danemark, 31 janvier 2018.

Salle des conférences scientifiques à l'université de Copenhague. Sur la scène, neuf fauteuils selon le nombre des conférenciers. Le dixième fauteuil, installé un peu à l'écart des autres, est destiné au Modérateur de la discussion. À droite de l'avant-scène, proche des spectateurs, on a installé pour les exposés une tribune équipée d'un microphone. À gauche de l'avant-scène, on a installé un « microphone sur pied » pour les participants désireux de poser des questions à l'intervenant.

Les intervenants de la conférence entrent en scène, l'un après l'autre, chacun rejoint sa place. Philip Rasmussen, le Modérateur de la conférence entre le dernier.


PHILIP RASMUSSEN
Mesdames et messieurs, bonsoir. Permettez-moi d'ouvrir notre conférence d'aujourd'hui, qui s'intitule « Conférence sur le "problème iranien" ». Ce titre est à l'évidence trop restrictif. Il sera question, non tant de l'Iran, que des causes et des facteurs, qui ont mené notre monde actuel à ce conflit très complexe et pratiquement insoluble. à cette collision, à cette confrontation, entre deux regards absolument différents sur l'univers et sur la vie de l'homme dans cet univers. En effet, il est important de comprendre, que nous observons aujourd'hui une collision non tant entre forces politiques et force d'intérêts du monde des affaires, bien que cela existe, bien sûr, aussi, mais ce que nous observons, avant tout, aujourd'hui c'est la collision entre, je dirais, deux civilisations absolument différentes, la collision entre deux mondes. Je n'appellerai pas ces mondes « monde de l'orient » et « monde de l'occident », parce qu'aujourd'hui déjà ces notions sont devenues très floues. Aujourd'hui, ce qu'on appelle, le monde de « l'orient » et, ce qu'on appelle, le monde de « l'occident » comprennent tant de pays, avec tant de différentes structures politiques et religieuses qu'il n'est plus possible de procéder à une division nette entre « l'orient » et « l'occident ». C'est pourquoi je caractériserais le problème iranien, comme l'opposition diamétrale entre deux conceptions du monde. Entre deux regards absolument différents portés sur le développement de l'humanité. J'appellerais cela l'opposition entre deux orientations essentielles : « traditionalisme religieux » et « rationalisme humaniste ». Ou comme plaisantait un jour, un de mes collègue belge, deux forces s'affrontent : « Allah et Coca-Cola ». Il s'agit, à l'évidence, d'une simple plaisanterie. Mais comme dit Polony, un des personnages de Hamlet de Shakespeare : « Sa folie ne manque pas de méthode. ». Pardonnez-moi, mais c'est sur ce point que je voulais clore mon propos liminaire. Au nom des organisateurs de notre conférence, je tiens à saluer encore une fois tous ceux, qui ont trouvé aujourd'hui la possibilité de participer à notre discussion, quelle que soit leur qualité, non seulement intervenant, mais aussi simple auditeur. Comme vous l'avez déjà, probablement, remarqué, plusieurs microphones sont installés dans la salle, de manière à ce que vous puissiez approcher de l'un d'eux et poser votre question, si vous en avez. Nous sommes heureux de votre participation à une discussion commune et nous espérons que le dialogue sera constructif. D'autant plus qu'aujourd'hui s'est rassemblé dans la salle un public aussi notable que respectable. Il nous est très agréable que le Premier-ministre du Danemark en personne, monsieur Nicklas Poulsen nous honore de sa présence, il se trouve ici à titre d'auditeur ordinaire parmi les spectateurs. Bonjour, Monsieur le Premier-ministre, merci de marquer votre intérêt pour notre conférence. Donc ! Nous vous saluons cordialement, et sur ce, je déclare ouverte notre conférence consacrée au « problème iranien ». Et c'est avec plaisir que je passe la parole à notre premier intervenant, le professeur de la Faculté de Sciences Humaines de l'Université d'Aarhus, monsieur Daniel Christensen. Monsieur Christensen, je vous en prie.

Daniel Cristensen se lève de son fauteuil et se dirige vers la tribune.

PHILIP RASMUSSEN
Et pendant que monsieur Christensen se prépare pour son intervention, je voudrais ajouter quelques mots le concernant. Daniel Christensen travaille depuis près de douze ans avec l'Iran, et il est également représentant et militant du mouvement « Islam Européen ». Il s'agit d'une organisation, qui travaille avec des Européens qui ont décidé d'adopter ou bien ont déjà adopté l'Islam. Cette organisation aide aussi les personnes originaires des pays musulmans, Iran compris, résidant sur le territoire européen, à résoudre leurs problèmes, les aide à s'adapter au mieux au milieu dans lequel ils se sont retrouvés, et plus encore. Bref, ce n'est pas ouï-dire que monsieur Christensen connaît, ce qu'est l'Iran, il connaît la mentalité de sa population, les problèmes de ce territoire, et de plus il est lui-même, à ce que j'ai entendu, musulman, c'est exact, monsieur Christensen ?

A cet instant, Cristensen se trouve déjà près de la tribune.

DANIEL CHRISTENSEN
Pas du tout, je ne suis pas musulman. Mais ce n'est pas la première fois qu'on me pose cette question, apparemment, quelqu'un a, un jour, dû s'emmêler au point de répandre cette rumeur sur moi. Je travaille beaucoup avec les musulmans, j'ai beaucoup de proches amis musulmans et je m'agenouille devant la sagesse de cette grande religion, mais je ne suis pas musulman, en disant cela, vous emmêlez encore plus les choses.

PHILIP RASMUSSEN
Si tel est le cas, je vous prie de m'excuser, monsieur Christensen. à votre sujet court en effet une telle rumeur. Mais je n'aurai pas dû porter crédit aux rumeurs, je vous en demande encore une fois pardon.

DANIEL CHRISTENSEN
De rien, de rien, ce n'est pas du tout offensant, d'être pris pour un musulman. Même si musulman, tu ne l'es pas.

PHILIP RASMUSSEN
Monsieur, Christensen, je ne voulais pas dire que c'est offensant, qu'une personne soit considérée comme musulmane. Je me suis pas excusé de vous avoir pris pour un musulman, mais pour avoir accordé crédit à une rumeur vous concernant. Je demande pardon pour la rumeur, et pas pour vous avoir qualifié de musulman.

DANIEL CHRISTENSEN
Voilà qui est clair. Eh bien, si vous le permettez, je vais commencer.

PHILIP RASMUSSEN
Je vous en prie, monsieur Cristensen.

DANIEL CHRISTENSEN
Chers auditeurs ! Chers collègues ! Je veux partager avec vous une sensation, qui a vu jour à l'intérieur de moi, il y a deux ans et depuis ce temps, cette sensation est toujours avec moi. Cette sensation a vu jour en moi suite à une situation tragique. Je ne dirai rien de ce qui est survenu, parce que c'est très personnel, mais quelque chose est effectivement survenu. Et voici qu'à la suite de cette situation j'ai soudain, vu la structure qui organise ma vie. Je veux maintenant attirer votre attention sur le mot « structure » notamment, parce que je parlerai ici notamment de structure. Simplement, il y a deux ans, j'ai vu ma vie, comme si elle était une sorte de structure. C'est comme si je m'étais observé en tant que structure. Je me suis vu comme un certain mécanisme, ou si préférez comme une certaine formule. J'ai vu que mon Moi n'est pas une personnalité quelconque, mais effectivement un certain modèle, cela dit le mot « structure » est celui qui me convient le mieux. Une structure c'est, vous voyez, un certain schéma. Comme un dessin, c'est comme un motif. Mais un motif, qui contient du sens. Ma structure, c'est aussi mon rapport au monde qui m'entoure et à tout ce qui m'entoure. Ma structure c'est aussi mon existence, et mon essence, qui se manifeste et se déploie dans le temps et dans l'espace. C'est comme un logiciel informatique. Voilà ! C'est probablement, la comparaison la plus juste. Un logiciel informatique. Vous l'avez installé, ensuite vous l'avez lancé dans votre ordinateur ou dans votre téléphone et ce logiciel a commencé à fonctionner. Mais ce logiciel, il a sa propre structure, son thème et sa fonction c'est comme, par exemple, un guide de voyage, ou un logiciel de dessin, ou un lecteur de musique ou une messagerie... Et voilà, qu'il y a deux ans, suite à une situation très très tragique, je suis tombé dans un état tel, que j'ai réussi à me voir moi-même, comme un logiciel de ce genre, j'ai vu que je possédais ma propre structure, tout comme tous les objets dans l'univers, parce que tout possède sa propre structure. Cela, est bien sûr, connu de tous, et surtout de la science actuelle, mais à l'époque, moi personnellement, j'ai reçu cette connaissance sous la forme d'une expérience personnelle propre. Cela m'est arrivé, spontanément. C'est arrivé de manière absolument inattendue et cela dit, ça ne s'est pas prolongé, très longtemps. Cependant, pendant le temps durant lequel tout cela se prolongeait, j'ai pu distinguer nettement en quoi précisément consistait ma structure, ce que je représente, pour ainsi dire, globalement. Et ce que j'ai vu, ce que j'ai appris sur moi, m'a fait une impression tellement forte que ça a changé ma vie, pour toujours, a changé ma relation à moi-même, au monde qui m'entoure, aux notions de ce monde qui m'entoure, a changé ma relation à tout. à tout ! Cela a simplement changé le paradigme de ma vie. Et maintenant, je vais essayer de vous décrire ma structure telle, qu'elle s'est révélée à moi à l'époque, il y a deux ans et telle qu'elle continue à se révéler à moi aujourd'hui, parce que ces états-là, quand je peux voir ma structure, ils reviennent encore de temps en temps. Je comprends que le ton de tout ce que je dis maintenant, n'est sans doute pas vraiment scientifique. Vous savez, mon fils a sept ans. Et voilà que quelques jours avant Noël, je décide de lui parler de Jésus-Christ, parce que, quand même, Noël, bien que nous autres Danois l'ayons déjà oublié, parce que quand même, Noël est une fête, où ce n'est pas Santa-Klaus qui devrait prévaloir mais plutôt Jésus. Parce que, mine de rien c'est le jour de son anniversaire. Et donc, j'ai parlé, comme je pouvais de Jésus-Christ à mon fils. Et vous savez ce qu'il me dit à la fin ? Qu'il ne croit pas en Jésus-Christ. Vous savez pourquoi ? Je lui demande, pourquoi ? Et il répond, parce que ça n'est pas scientifique. J'ai demandé, et Santa Klaus c'est scientifique ? Et il a dit, oui. Parce que Santa Klaus, il l'a vu l'année dernière quand il est venu à l'école maternelle, alors que Jésus, lui, n'est pas venu.

Certains des intervenants de la conférence rient.

PHILIP RASMUSSEN
Votre fils, a encore tout une vie devant lui.

Rire général.

DANIEL CHRISTENSEN
Mouais, possible. Alors, je vais poursuivre. Donc ce que j'ai vu ? J'ai vu que ma structure est dotée d'un mécanisme très concret, un mouvement très précisément orienté. Ce mouvement, tend vers l'acquisition constante de quelque chose. J'ai vu que je suis presque entièrement, intégralement, composé d'un désir irrépressible, de prendre et acquérir tout le temps quelque chose. Je suis un désir sans fin de prendre. Je veux prendre tout le temps. Ma vie, c'est prendre. Je veux prendre. Prendre pour moi. Prendre pour moi-même. Toute ma structure est une structure d'acquisition pour moi-même. Je veux vivre. Je veux être sain. Je veux avoir le genre de femme, qui corresponde à mon caractère, à mon tempérament, à mon goût, à mes convictions, à ma préférence sexuelle. Je veux avoir le genre d'amis, qui partage mes centres d'intérêt et qui me convienne sur le plan énergétique. Je veux avoir des aliments, qui soit utiles à ma santé et qui en plus satisfassent mon goût. Je veux avoir le droit d'être libre d'exprimer mon opinion, je veux avoir le droit d'être libre de professer ma religion, je veux avoir le droit de me déplacer dans l'espace. Je veux que les gens, que je croise, me sourient. Je veux que le serveurs dans les restaurants soient polis, je veux que les policiers soient polis, je veux que les politiques soient honnêtes, je veux que mes impôts soient petits, et que mon salaire soit grand. Je veux que mes enfants soient obéissants et que ma femme m'aime. Je veux plaire à d'autres femmes dans la rue. Je veux que mon chef apprécie mon travail. Je veux que la météo soit bonne. Je veux que les terroristes arrêtent de tuer. Je veux que cessent les guerres. Je veux que l'on instaure dans le monde entier les principes de la démocratie. Je veux qu'on soit satisfait de moi. Je veux que la soupe de mon déjeuner ne soit pas trop salée. Je veux qu'en hiver il ne fasse pas trop froid, et qu'en été on n'ait pas trop trop chaud. Je ne veux pas être piqué par des insectes nuisibles. Je veux que dans les restaurants il n'y ait pas de rats. Je veux qu'il n'y ait pas de catastrophe écologique, qu'on ne pollue pas l'air, qu'on ne verse pas des tonnes de pétrole dans la mer. Je veux que les terroristes ne prennent pas d'otages afin que les civils pacifiques ne périssent pas en Syrie, et que ce soit les terroristes qui périssent. Je veux que nulle part ni plus jamais on ne tue des enfants. Je veux que mon pantalon ne se salisse pas en frottant contre ma voiture. Je veux que mon veston ne soit pas froissé, quand je prend l'avion. Je veux toujours recevoir ma nourriture au moment juste. Je veux avoir la possibilité de pioncer sept heures par jour minimum, je veux avoir droit à deux jours fériés par semaine, et à un mois du congé par an. Je veux avoir le droit de parfois rester seul. Je veux avoir droit à la propriété privée. Je veux que sur le territoire de ma maison, personne n'entre sans ma permission. Je veux que personne ne puisse fouiller dans mes affaires sans ma permission, je veux que personne n'écoute mes conversations téléphoniques. Je veux qu'on me respecte, qu'on tienne compte de moi, qu'on prenne en considération mon opinion, qu'on ne me vexe pas et qu'on ne me trompe pas. Je veux qu'on me fasse confiance, et quand je fais une erreur, je veux qu'on me pardonne. Je veux que mon steak soit cuit, ni trop, ni pas assez, je veux qu'il soit cuit pile comme il faut. Je veux que l'eau de la piscine soit pile comme il faut. Que l'eau de la mer soit pile comme il faut. Que la température de l'air dans la rue soit pile comme il faut. Que mon thé n'infuse ni trop, ni pas assez. Je veux que mes vêtements soient de bonne qualité, mais pas tellement cher. Je veux que les fruits soient frais, sans pesticide, mais aussi pas trop chers. Bref, je veux manger, boire, dormir, vivre, cueillir du plaisir, je veux le respect, je veux un travail intéressant, je veux l'amour, je veux des connaissances, je veux que mes chaussures neuves ne me fassent pas mal aux pieds. Je veux que mon collaborateur ne sente pas la sueur, cette odeur insupportable de la sueur d'autrui, je veux qu'il n'y en ait plus, plus du tout. Et que mon interlocuteur ne sente pas de la bouche. Et que le pape de Rome exprime plus clairement sa relation à « la diffusion de l'Islam en Europe ». Je veux que dans mon hôtel, il y ait la clim. Je veux, je veux, je veux. Toute ma vie, chaque seconde de ma vie, s'est trouvée tissée dans cette structure d'acquisition. Structure d'acquisition. Je veux acquérir tout le temps. Je suis ainsi fait. Cela me constitue. Je suis constitué du besoin d'acquérir. Ma structure est une structure d'acquisition. J'acquière. Je veux acquérir. J'aspire à l'acquisition. Et c'est pourquoi quand je n'acquiers pas quelque chose, c'est toute ma structure qui se trouble. Dès que je n'acquiers pas, je commence à souffrir parce qu'on viole en moi certains processus importants et profonds. Comprenez-moi, quand je lis dans les « Nouvelles » que, quelque part en Russie, la liberté de parole est limitée, ma structure, habituée à acquérir le droit à la liberté de parole et le droit à la démocratie, ma structure commence à me signaler que je n'acquiers pas quelque chose. Comprenez-moi, quand dans les pays arabes, des femmes sont obligées de porter le voile et qu'on ne leur permet pas de déjeuner à la même table que les hommes, ma structure habituée à acquérir l'égalité entre hommes et femmes, n'acquiert pas cette liberté. Et alors je commence à me sentir mal et alors je m'indigne. Et alors je commence à engager tous mes efforts pour que ma structure retrouve sa paix et son bien-être. Parce que, la paix et le bien-être sont le fondement-même de ma structure. Ma structure, c'est le désir-même d'acquérir la paix et le bien-être. La paix et le bien-être, voilà ma structure. Acquérir la paix et le bien-être, voilà ma structure. Acquérir. Je veux acquérir. voilà ce que j'ai vu en moi-même. Et j'ai vu cela non pas comme un concept, non pas comme un raisonnement philosophique, non pas comme une morale, non pas comme un psychologisme, j'ai vu cela comme mon génome, vous voyez ? J'ai vu cela comme le schéma, comme le dessin de la spirale du génome humain. J'ai vu, la façon dont je suis constitué de toutes ces cellules et molécules qui aspirent à l'acquisition, la façon dont je suis constitué de molécules qui aspirent à l'acquisition... La façon dont je suis littéralement et tout entier...

Pause. Christensen réfléchit pendant quelques secondes

Ce que j'ai dit, est déjà amplement suffisant. Voilà, chers collègues ce qu'il me semblait, important de comprendre et de prendre en compte avant d'aborder une discussion sur le thème iranien. Et maintenant, il me sera plus commode de répondre à vos questions, si vous en avez. [...]

henschel Titulaire des droits :
henschel SCHAUSPIEL Theaterverlag Berlin GmbH
Agent de l'auteur pour l'espace francophone :
Gilles MOREL |
 

viripaev-tome2

(OEUVRES CHOISIES tome 2)
sortie en librairie 03 juin 2021



Pièce
A la mémoire lumineuse
de l'ami qui m'a quitté,
Kazimir Liske.


Personnages

PHILIP RASMUSSEN – 50 ans.
Professeur de l'Université de Copenhague.

DANIEL CHRISTENSEN – 42 ans.
Professeur de l'Université d'Aarhus. Militant.

OLIVER LARSEN – 60 ans.
Professeur de l'Université de Copenhague, Théologie.

MAGNUS TOMSEN – 35 ans.
Politologue.

ASTRID PETERSEN – 33 ans.
Envoyée-spéciale.

EMMA SCHMIDT-PAOULSEN – 40 ans.
Présidente de « Coopération ».

GUSTAV JENSEN – 42 ans.
Ecrivain et philosophe.

PÈRE AUGUSTIN – 50 ans
Prêtre de l'église Évangélique Luthérienne du Danemark.
Professeur de l'Université de Copenhague.

PASCUAL ANDERSEN – 90 ans.
Chef d'orchestre de l'Orchestre National du Danemark.

SHIRIN SHIRAZI – 38 ans.
Poétesse iranienne et personnalité publique.
Lauréate du prix Nobel de littérature.



viripaev

Ivan Viripaev, dec. 2018




solarlien

conference iranienne


Création de IRANSKA KONFERENCJA
(version polonaise)
mise en scène Ivan Viripaev
au Teatr Dramatyczny - Varsovie - 14 sept. 2018




conference iranienne

création de la version russe
mise en scène Viktor Ryjakov
au Théâtre des Nations - Moscou
le 9 avril 2019













 

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